Adré in Latvija

 

Vilnius

Un week end de 6 jours que je vais tenté de raconter. Ayant perdu mon carnet de note y aura des omissions et un peu de paresse a fouiller ma mémoire.

Tout d'abord, jeudi. Debout a 7h pour rejoindre Auce et aider un volontaire Hongrois qui organise une kermesse. Ravi de me lever si tôt le jour de la fête du travail, je suis tout de même enchanté quand le premier bus s'arrete, ca releve du miracle et place la journée sous de bons hospices. Mais.
Accident en plein Riga, notre chauffeur tête en l'air percute une boite de sardine d'où sort un mec furieux avec son bébé. Constat de 40 minutes mais j'arrive pile a l'heure pour rejoindre 3 camarades d'expédition. Ces derniers ne m'ont pas attendus pour acheter les tickets de bus, qui entre temps s'est rempli. Je patiente une petite heure sur Riga, rien de dramatique, j'ai l'habitude. Dobele, ville de transit pour Auce. J'apprends avec stupeur que le prochain bus est dans 2h et demie. Ok, pourquoi pas, ça pourrait être pire : il pourrait pleuvoir. Je m'adosse a un cimetière Russe, bouquine, médite et fume. Un mec bourré de tics faciaux et apparemment muet me taxera une clope, lorsque je lui ai donné il m'a sourit. Le genre de sourire qu'on aimerait encadrer.
Plus tard, enfin a Auce. Pile a l'heure pour creuser des trous et planter un banc. Ça me défoule, ça fait du bien. Je dépense l'énergie accumulée pendant cette demi journée perdue dans l'attente. On ira ensuite dans un parc attendre une dizaine de personnes qui viennent pour la fête, et rejoindre plein de bonne humeur l'appartement qui nous abritera cette nuit. Au milieu de cette dernière, excursion pour un bal inexistant. Reconversion en concert sur citerne en plastique, a coups de bâtons et de poings, agrémenté de bit box et de bruits divers.
Vendredi matin, on aurait du se lever a 7h pour rejoindre Bauska (situé sur la grosse route Riga Vilnius), mais évidemment, personne ne s'est levé. A 11 heures, une joyeuse troupe quitte Auce pour la Lituanie. Mes compagnons sont Macédonien, Allemands, Espagnol, Italien, Turque et Français. Compte tenu de notre non-organisation, on perdra encore une demi journée dans bus et train pour rejoindre Riga et de la, prendre un énième bus pour Vilnius.
On débarque vers 22h, un type nous accueille (contact d'une Allemande) et nous conduit dans un bar très sympa. On retrouve des gens de partout et j'apprends avec joie que le lendemain est consacré a un festival de musique de rue. Le groupe doit se disperser pour dormir : 4 en auberge de jeunesse, 3 chez notre guide, et Ester et moi chez une Lituanienne sympa, mais qui veut d'abord passer la nuit en discothèque. Je suis et j'assume. Je rencontre quelques personnes, je ronge mon frein et au moment ou je décide que dormir dans un parc est préférable a cette musique pourrie, on m'annonce que nous partons. Une nuit agréable sur un matelas gonflable mal gonflé.
Réveil sous le signe du soleil. Notre hôte nous offre un petit déjeuner royal et on peut même prendre une douche.
On rejoint le groupe. Je découvre Vilnius, pleine de clins d'œil artistiques, a condition de regarder partout. Le soleil est éclatant et on retrouve notre troupe en terrasse. On se balade, des photos, des délires, on se sent bien. Une petite pluie ne nous arrête même pas. Avec Gereon et Stéphane, on a scotché sur un groupe de Jazz et, plus tard, sur un groupe de jeunes qui jouaient guimbardes, percussions, didjeridoo et harpe. Le pied monstrueux. La rue est animée, ça gueule et chante dans tous les coins.
Plus tard, dans un parc, un petit orchestre fait danser pas moins de deux cents personnes sous le crépuscule. J'ai jamais vu ça. Des jeunes qui jouent le jeu de la danse traditionnelle. Je suis scié et je prend mon pied. Lorsque c'est fini, on improvise un orchestre a coup de branches, de bouteilles vides, de bruits de bouches et d'applaudissements. On rencontre quelques Russes sympa, un peu lourds. La tension montera d'un cran lorsque l'un d'eux me cherchera embrouille, mais tout se finit bien. Après avoir regardé avec étonnement une quinzaine d'avions en formation serrée, on déambulera dans les rues pendant un long moment pour finalement dormir a la gare, faute de mieux.
Dimanche, réveil a 7h par un coup de matraque. La sécu fait son boulot, on repart, sac au dos. Tête dans le cul effroyable. On fait quelques courses pour un petit dej' improvisé et on part visiter la ville. Découverte de la République d'Uzupis. Petite république/blague créée par une communauté d'artistes. On s'attendait a plus d'expression urbaines mais certaines rues sont vraiment charmantes. Il fait chaud, 25 degrés, incroyable.
Plus tard, une partie du groupe s'en retourne en Lettonie, dommage pour eux, nous ne sommes plus que 4 pour 24 heures de plus, avec la possibilité d'un hébergement. On déambule dans les coins qu'on a pas encore vu pour chercher un resto. Ce dernier mérite bien quelques lignes : Trois d'entre nous ont commandé des ''sandwiches espagnols'', on s'attendait a tout sauf a 3 demi-tranches de pains beurrées, couronnées d'une lamelle de saucisson et d'une mini tomate. Malgré notre faim, on en a beaucoup ri. Résultat, on cherche un supermarché pour cuisiner dans l'appart' de notre logeuse. On s'y prend tellement bien qu'on traverse toute la ville. On revient en bus, sans tickets et sans aucune idée de sa destination, mais notre bonne étoile nous conduit a bon port. Fatigué, on s'installe dans un bar, en terrasse ou je rencontre une clocharde qui m'a bouleversé par son regard et son sourire. On rentre ensuite faire du riz au crevettes cuisiné par l'Italien en buvant du vin Francais. Notre logeuse nous emmène par la suite en haut d'une petite colline d'où nous pouvons jouir d'une vue impressionnante de la ville au crépuscule. On se marre, on déguste et on rentre dormir, le weekend a été rude.
Le lendemain, après avoir raté un premier bus et patienté dans un parc en sirotant une bière, on s'en retourne en Lettonie, la tête plein d'images, le cœur plein d'émotion. Et cela même si notre organisation merdique nous a fait perdre temps et argent.

Photos a venir.


 

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