Adré in Latvija

 

C'est partiii ...

Week end de soleil et de merveilles. La neige fond et et disparait en petits ruisseaux boueux. Des flaques énormes de pate grise et sale m'obligent a dévier ma route. Les gamins profitent des derniers coins blancs avec leurs luges, leur pelles ou leur pneus. Les oiseaux chantent le matin, il fait 15 degrés.
Un vendredi de plus a Ligatne, pour l'anniversaire d'une Italienne. Pour gateau, une maison en biscuit, j'ai eu la cuisine.
Samedi, soirée folle a Riga avec pas moins de 11 nationalités dans un meme appartement. Rencontre avec mon futur cameraman, I'm gonna be a popstar.
Il y a déja des moustiques et des guepes, c'est dingue.

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Printemps ?

La neige, la neige et encore la neige.
J'ai fait le week end de Paques entre 3 villes : Jekabpils, Daugavpils et Rezekne.
En vrac : j'ai passé presque 20 heures dans les bus qui sillonnent des paysages figés avec pour seul agrément quelques maisons solitaires. J'ai également testé la discothéque Lettone, et heu, franchement, ca craint pour la santé mentale d'écouter ca. Je suis sur qu'une free party leur plairait.
Nous avons du passer par une fenetre pour rentrer dormir dans un hotel miteux ou vivent 2 volontaires qui n'ont pas le droit de fournir l'hospitalité. Il parait qu'a 6h du matin les flic sont venus cogner trés violemment a la porte, fort heureusement fermée, mais je dormais comme un loir.
Daugavpils est une ville triste, peut etre parceque le temps était pourri, mais c'est l'impression que j'en garde.
Dimanche soir en rentrant du périple, j'ai assisté a un véritable blizzard. En 5 minutes, le ciel bleu s'est transformé en brume épaisse et venteuse, en passant par le stade pluie et pleige (mélange de pluie et de neige, ou de neige et de pluie).
De Riga a Ligatne (ou nous étions invités pour un brownie), la route avait quelque chose de surnaturelle. Assis a coté du chauffeur, avec vue sur la route. Spectacle impressionnant, tourbillons de neige, route iemmaculée, 5 accidents sur une heure et demie. Le chauffeur était trés bon, heureusement, et parfois je me sentais l'ame de son co-pilote. Lorsqu'il mettait les pleins phares on se serait crus dans une tempête spatio temporell, avec la neige qui s'écrase sur le pare-brise, et les arbres gelés qui défilent lentement de chaque coté de la route, le pied quoi !
Le lendemain il a fait beau, séance photos du lac de Ligatne, gelé d'ailleurs. Il a ensuite reneigé jusqu'a la nuit de mercredi. Ca fait donc 2 jours qu'on a un demi métre de neige, un grand merci aux types qui se tuent a nous créer des passages dans la glace. J'ai juste besoin de nouvelles pompes et tout sera parfait.
Que dire de plus, si ce n'est que mon agenda réserve déja les 4 prochains week ends, que j'ai grossi (trucdeoufhein ?), que Bluk est en Australie, que Mim est au Quebec, qu'Isma et Charles rentrent du Maroc et qu'il faut que je me bouge le cul pour apprendre le Letton parcequ'étonnament, je n'ai jamais le temps pour.

 

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3 (jours) en 1 (article)

Venredi j'ai été invité par une école pour introduire la France et moi même. Accueilli par une trentaine de gamins debout, chantant en choeur. Ils ont ensuite prié pour moi, je vous laisse imaginer ma surprise. Les questions commencent, je fais trés vite comprendre que je ne suis pas un stéréotype francais (vous savez, un type avec un walkman), et l'ambiance gagne vite en chaleur. Les 'tiots m'ont posé  pas mal de questions, pour la plupart intéréssante et la petite exhibition de jonglerie a marché comme à l'accoutumée, je les ai laissé jouer autant que possible avec. Le directeur s'est libéré trois fois pour venir me photographier et me congratuler, ça fait drôle.
Je suis reparti avec plein de cadeaux  des petits mots (qui, je l'apprendrais plus tard, sont des extraits de la bible), une assiette décorée, du chocolat et une baguette !
Plus tard, ma mentor me dit que je suis dorénavant son fils français, de quoi toucher une pierre. C'est donc le coeur lêger que je quitte le boulot pour le week end. Je m'arrête pour quelques courses, dont une recharge de crédit. J'explique clairement ce que je veux (TéléDivi ! TéléDivi ! TéléDivi !), et elle me refile une carte téléphonique de cabine, et elle ne veut pas la reprendre, de plus elle était persuadée que je ne lui avait donné que 10 lats, alors qu'il y en avait 20, j'ai donc bataillé ferme pour récupérer mon bout de papier qui coûte si cher. Je suis rentré un peu amer donc, en pensant que vraiment le Letton c'est pas facile et que les Lettons sont pas faciles. Mais sitôt rentré, Caroline m'appelle pour me convier à un karaoké à Ligatne.
Quarante minutes et le pouce gelé, mais j'y suis arrivé. Je découvre enfin cet appart' qui a réputation d'être un hâvre de paix, je confirme. Je rencontre 2 nouveaux volontaires, je suis encore le seul de ma génération.
La soirée coule comme le balsam, et dans un dernier sursaut, nous partons au lac, faisant fi du froid, pour pas grand chose finalement, il faisait nuit et la lune ne nous aidait pas.
Samedi, direction Riga, pour l'opération 'clean Riga', une opération lancée par une volontaire. Je prend le train Letton pour la première fois. Rien d'extraordinaire, si ce n'est que j'ai eu l'occasion d'observer de sacrés charismes, de la vieille dame aux yeux qui ont trop vus, au jeune Russe dragueur qui bouille de l'intérieur.
Nous sommes une quinzaine au rendez vous, et nous partons gaiement sous les ponts de Riga. Sacré choc.
J'ai passé plus d'une heure, dans une espèce de trou rempli d'ordures qui a certainement servi d'habitat il y a longtemps. Des carpettes en lambeaux, des seringues à gogo, des bouteilles vides, des bouteilles pleines, de la merde, des fringues brûlées, des flacons de méthadone, des plaquettes de je n'sais quoi, des mégots, des objets insolites. Le pire étant sous les ponts.
A quinze, nous n'avons écumé que 200 mêtres, et c'était pas de la mince affaire. Je me sens parfois impuissant face à la connerie humaine, ce que nous avons fait n'a pas été couvert par les médias, c'était une action anonyme, une goutte d'eau dans une bière éventée. 

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Mais bon on l'a fait, on a tous passé un plus ou moins bon moment, et ensuite on a mangé une pizza.
Plus tard, je découvre enfin le french bar, nous ne sommes plus que 4, que des newbie. On doit tenir jusque 6 heures, pour les bus. On a quitté le bar vers 4 heures, ça commencait à me foutre la nausée de voir des gamines de 15 ans à peine se faire tripoter par des vieux aux yeux salaces. Si j'étais resté j'en aurais cogné un.
On a déniché un salon de billard, stylé, mais pas sympa. On a joué affreusement mal, on se cramponnait à la table pour ne pas dormir.
Lorsque nous sommes retournés à la gare c'était pour se rendre compte qu'il nous fallait attendre deux heures de plus. On s'installe plus ou moins confortablement dans un coin pour dormir un peu.
4 heures plus tard je me réveille, seul, avec une tête dans le cul effroyable. Les gens me regardent étonnés, ils me croyaient surement mort. Je marche un peu, et, O joie, un bus part dans dix minutes.  Immanquablement, je me rendors pour me réveiller deux minutes trop tard : j'ai manqué mon arrêt. Je dois retraverser tout Sigulda, et, cerise sur le gâteau amer, il neige. Mais à mi route, j'éclate de rire tellement ma situation est grotesque et puis c'était pas si mal, la neige tombait paisiblement, sans vent, j'étais tout seul sur la route, pas un chat, même à Kakisi (Quartier du chat). Encore un week end qui s'achéve, presqu'un un mois que je suis là, et je me sens toujours aussi zen.

 

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On arrival training

Un mot rigolo quand on a l'accent français, ça sonne comme du chewing gum dans un mixer.
La semaine dernière j'ai eu l'honneur d'être convié a ce truc trés sérieux, une espèce de séminaire d'arrivée, où l'on apprend une énième fois ce qu'est censé être un volontaire. On s'approche dangereusement de DisneyWorld lorsqu'on applaudit dès que quelqu'un ouvre la bouche. J'ai eu, en plus, quelques clashes avec un des animateurs, qui en faisaient trop à mon goût mais qui, je le reconnais volontiers, est trés bon dans ce qu'il fait.
Il n'empêche qu'on a logé en 4 étoiles (au moins) que la bouffe était royale et en plus bien servie (j'étais le vide assiette par excellence). Un nouveau sauna, trés chic, 105°, à côté d'une piscine en marbre avec de l'eau a 2°. Le nec plus ultra étant de se rouler dans la neige sitôt sorti du four.
5 jours sympa au final, j'ai rencontré les volontaires de ma génération, à savoir une Macédonienne excentrique, une Espagnole rayonnante, un Italien lunatisismique, un Turc Balougolo et une Allemande à l'oeil perçant. Une équipe vraiment spéciale, des personnalités fortes et parfois pas facilement complémentaires. Mais ça rajoute à mon carnet d'adresse Letton, et puis malgrés nos différents, on sait tous sourire :

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Et en prime on a eu une magnifique tempête de neige ..

 

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Projet, soleil & co


Réveil lumineux, il a neigé, et en plus le soleil brille. Pas trés longtemps certes, mais suffisament pour me sortir du coltar.
Accueilli au centre par de grands sourires, comme toujours. Je leur propose de venir au Camphill pour la journée francophone et, pour mon plus grand bonheur, ils acceptent. La suite aprés le 13 mars !
Je leur parle aussi de mes petits problemes de machine a laver inexistante, et de ma difficulté a essorer un pull qui pése d'un coup 5 kilos. Ils m'autorisent immédiatement a utiliser la leur, ils sont géniaux.
Les activités marionnettes se profilent pour de vrai. J'aurai deux créneaux par semaine, je vais etre prof !
Dans la matinée un autre centre vient nous rendre visite. Une soixantaine d'handics qui prennent le thé ensemble, le pied. J'ai évidemment du faire l'habituelle démonstration de jonglerie. J'ai bien observé les responsables de l'autre centre, et je crois que j'ai vraiment beaucoup de chance d'etre ici, avec des gens aussi ouverts.
Demain je trace a Cesis ( productrice de la biére Cesu ), dans un hotel 4 étoiles avec sauna, pour mon séminaire d'arrivée. Ca va etre l'occasion de rencontrer tous les volontaires de la génération février et d'aggrandir mon réseau d'adresses.
Mes semaines se remplissent d'elles meme, il neige, je me sens bien.

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Barbelé !

Vendredi soir calme, à l'hôtel, avec quelques invités Allemands, tandem récurrent dans la communauté volontaire de Lettonie. Pas de quoi épiloguer si ce n'est que j'aurai peut etre l'occasion de filer un coup de main aux parents d'un certain Nicolas, autiste lourd et épileptique méchant, qui vit sur un lit d'hôpital et se paie un masque à oxygene à chaque crise.
Samedi, court passage sur Riga, plate forme de transit pour aller à ... Barbelé ! Bon ok, on dit Barbélé, mais c'est tellement plus drôle ainsi. Nouvelles rencontres dans la gare : Hollandaise, Francaise, Letton(e)s, et Allemands.
Deux heures et demi de bus dans une cambrousse sans nom. Des arrets de bus plantés au milieu d'une route qui n'en a que le nom, bordée de champs et d'arbres, middle of nowhere, sensation agréable d'etre dans le trou du cul de l'Europe.
On y arrive et je me rend compte qu'on est une quinzaine. Il fait déjà noir et on distingue à peine 4 ou 5 bâtiments.

Salle chaleureuse, boiseries lumineuses et surtout .. un sauna. Petit jeu de presentation qui dérive rapidement en apéro. Un concert a lieu dans la salle des fetes du village, je m'y rue avec quelques autres, la pluie ne nous fait plus peur. C'est chiquement décoré, la salle est remplie a craquer. La moitié du public est habillé dans le style traditionnel, ca colle au décor. Danses impressionnantes de couples sur une musique ennivrante a dominante violon. Ce n'est pas sans me rappeler quelques fetes Irlandaises, étrange d'ailleurs. Quelques couplets plus tard, un 'orchestre' s'installe et jouent en playback. La salle perd de son attrait on retourne vers notre foyer.

Mon premier vrai sauna, on s'entasse dans cette petite salle a 88 degrés, respirer est difficile. Quelques pauses dans le sas, le temps de prendre une douche glacée. Je ne me savais pas capable de supporter ca.
Sur une initiative de Lise, on passe un quart d'heure dans le four et sortons dehors, le temps d'une clope, a poil, avec pour seul vetement une serviette de bain autour de la taille. Il avait beau faire nuit et froid, mon corps fumait et je me sentais parfaitement bien. Les quelques Lettons qui passent par la ne sont absolument pas étonnés de nous voir dans cette tenue, moi je n'en reviens toujours pas.

Un peu plus tard, on va au bar qui est littéralement la porte d'a coté. A mon grand regret, a peine le seuil franchi, je tombe sur un mec et une gonzesse en train de se battre. Je m'interpose lorsqu'un métro me passe dessus, enfin une dizaine de Russe plutot. La scéne ressemble au village d'Asterix gavé de potion magique. Ils se foutent sur la gueule dehors, le patron intervient, ca me déprime de voir ca et de n'avoir servi a rien.
On passe un peu de temps au bar, Alice la blonde me paie quelques absinthe pour me remonter le moral, mais je reste sur les nerfs. Lorsque le bar ferme, nous sommes une vingtaine dehors, Lettons et volontaires. Quelques uns tiennent a peine debout, c'est triste. Mais un Letton rappe une dizaine de minutes, du vrai freestyle, j'apprécie le spectacle, surement parceque je ne comprend rien.
On s'entasse ensuite dans notre logis pour y dormir, je sors ma housse de canapé qui me sers de duvet, et tout va bien.

Nous sommes repartis le lendemain dans un bus ne dépassant pas les 20 km/h, pour cause de route défoncée. Le soleil pointe quelques rayons, le paysage est magnifique, torpeur léthargique jusque Riga, ou nous passons la nuit chez Eileen et Evelyn, hollandaise et Allemande. On rencontre également deux anciens volontaires de Vilnius qui passaient par la.

Le lendemain, on se retrouve a 4 francais dans le centre culturel Francais de Riga. Une volontaire a besoin de volontaires pour monter une journée francophone dans une ferme bio tenue par des handics. Projet séduisant, on s'entend bien, je vais gérer l'animation et j'essaierai de convier mon centre a cet événement.

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