Adré in Latvija

 

Sous les ponts de Riga

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

 

 Image Hosted by ImageShack.us

 

 

 

 Image Hosted by ImageShack.us

 

 

 Image Hosted by ImageShack.us

1 commentaire - aucun rétrolien

3 (jours) en 1 (article)

Venredi j'ai été invité par une école pour introduire la France et moi même. Accueilli par une trentaine de gamins debout, chantant en choeur. Ils ont ensuite prié pour moi, je vous laisse imaginer ma surprise. Les questions commencent, je fais trés vite comprendre que je ne suis pas un stéréotype francais (vous savez, un type avec un walkman), et l'ambiance gagne vite en chaleur. Les 'tiots m'ont posé  pas mal de questions, pour la plupart intéréssante et la petite exhibition de jonglerie a marché comme à l'accoutumée, je les ai laissé jouer autant que possible avec. Le directeur s'est libéré trois fois pour venir me photographier et me congratuler, ça fait drôle.
Je suis reparti avec plein de cadeaux  des petits mots (qui, je l'apprendrais plus tard, sont des extraits de la bible), une assiette décorée, du chocolat et une baguette !
Plus tard, ma mentor me dit que je suis dorénavant son fils français, de quoi toucher une pierre. C'est donc le coeur lêger que je quitte le boulot pour le week end. Je m'arrête pour quelques courses, dont une recharge de crédit. J'explique clairement ce que je veux (TéléDivi ! TéléDivi ! TéléDivi !), et elle me refile une carte téléphonique de cabine, et elle ne veut pas la reprendre, de plus elle était persuadée que je ne lui avait donné que 10 lats, alors qu'il y en avait 20, j'ai donc bataillé ferme pour récupérer mon bout de papier qui coûte si cher. Je suis rentré un peu amer donc, en pensant que vraiment le Letton c'est pas facile et que les Lettons sont pas faciles. Mais sitôt rentré, Caroline m'appelle pour me convier à un karaoké à Ligatne.
Quarante minutes et le pouce gelé, mais j'y suis arrivé. Je découvre enfin cet appart' qui a réputation d'être un hâvre de paix, je confirme. Je rencontre 2 nouveaux volontaires, je suis encore le seul de ma génération.
La soirée coule comme le balsam, et dans un dernier sursaut, nous partons au lac, faisant fi du froid, pour pas grand chose finalement, il faisait nuit et la lune ne nous aidait pas.
Samedi, direction Riga, pour l'opération 'clean Riga', une opération lancée par une volontaire. Je prend le train Letton pour la première fois. Rien d'extraordinaire, si ce n'est que j'ai eu l'occasion d'observer de sacrés charismes, de la vieille dame aux yeux qui ont trop vus, au jeune Russe dragueur qui bouille de l'intérieur.
Nous sommes une quinzaine au rendez vous, et nous partons gaiement sous les ponts de Riga. Sacré choc.
J'ai passé plus d'une heure, dans une espèce de trou rempli d'ordures qui a certainement servi d'habitat il y a longtemps. Des carpettes en lambeaux, des seringues à gogo, des bouteilles vides, des bouteilles pleines, de la merde, des fringues brûlées, des flacons de méthadone, des plaquettes de je n'sais quoi, des mégots, des objets insolites. Le pire étant sous les ponts.
A quinze, nous n'avons écumé que 200 mêtres, et c'était pas de la mince affaire. Je me sens parfois impuissant face à la connerie humaine, ce que nous avons fait n'a pas été couvert par les médias, c'était une action anonyme, une goutte d'eau dans une bière éventée. 

 Image Hosted by ImageShack.us

Mais bon on l'a fait, on a tous passé un plus ou moins bon moment, et ensuite on a mangé une pizza.
Plus tard, je découvre enfin le french bar, nous ne sommes plus que 4, que des newbie. On doit tenir jusque 6 heures, pour les bus. On a quitté le bar vers 4 heures, ça commencait à me foutre la nausée de voir des gamines de 15 ans à peine se faire tripoter par des vieux aux yeux salaces. Si j'étais resté j'en aurais cogné un.
On a déniché un salon de billard, stylé, mais pas sympa. On a joué affreusement mal, on se cramponnait à la table pour ne pas dormir.
Lorsque nous sommes retournés à la gare c'était pour se rendre compte qu'il nous fallait attendre deux heures de plus. On s'installe plus ou moins confortablement dans un coin pour dormir un peu.
4 heures plus tard je me réveille, seul, avec une tête dans le cul effroyable. Les gens me regardent étonnés, ils me croyaient surement mort. Je marche un peu, et, O joie, un bus part dans dix minutes.  Immanquablement, je me rendors pour me réveiller deux minutes trop tard : j'ai manqué mon arrêt. Je dois retraverser tout Sigulda, et, cerise sur le gâteau amer, il neige. Mais à mi route, j'éclate de rire tellement ma situation est grotesque et puis c'était pas si mal, la neige tombait paisiblement, sans vent, j'étais tout seul sur la route, pas un chat, même à Kakisi (Quartier du chat). Encore un week end qui s'achéve, presqu'un un mois que je suis là, et je me sens toujours aussi zen.

 

aucun commentaire - aucun rétrolien

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://lesmonologuesdelo.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Journal intime